Tout sur les tresses!

Très prisées par les femmes d’origine africaine, les tresses existent depuis toujours. Elles constituent tout un art, tant les méthodes et le rendu diffèrent les uns des autres. Elles peuvent être réalisées sur cheveux courts ou longs, avec ou sans rajouts, de toutes les longueurs et grosseurs possibles et imaginables.
Les tresses au fil. Les petites filles les arboraient sans complexe dans toute l’Afrique noire. Les mamans rivalisaient de créativité pour avoir la coiffure la plus créative. Mais aujourd’hui, elles sont regardées avec méfiance, à juste titre, car lorsqu’elles sont mal réalisées, elles peuvent créer des alopécies de traction très inesthétiques et parfois irréversibles.
En effet, le cheveu crépu ou frisé ayant tendance à s’enrouler sur lui-même, l’on a tendance à tirer en tressant dans le but de donner à la coiffure un aspect net et soigné. Résultat : les tempes peuvent se retrouver dégarnies à la longue.
En réalité, les tresses au fil n’ont nul besoin d’être aussi serrées à la racine. Demandez à votre coiffeuse de détacher et recommencer la tresse si vous sentez qu’elle vous tire le crâne. A la fin, il y a de fortes chances que vous vous retrouviez avec une migraine, sans parler de l’alopécie. De plus, ces petits cheveux sur les bords de la tête n’ont rien de disgracieux et ne méritent certainement pas d’être traités avec autant d’agressivité.
Les tresses au fil sont également une méthode utilisée pour étirer les cheveux crépus ou frisés. Réalisées un ou deux jours avant une soirée, elles permettent d’avoir des cheveux malléables et de pouvoir avoir un chignon sans trop de difficultés.
L’une des coiffures préférées des femmes aux cheveux crépus et frisés : les nattes. Il en existe une variété infinie, avec ou sans rajouts, avec ou sans fil, libres, couchées…
Dans toute l’Afrique noire, l’habitude des rajouts fait partie des usages désormais lors de la réalisation des nattes. Ils donnent du volume, de la brillance (pour celles qui utilisent des mèches lisses), ainsi que de la longueur. Les stars de la chanson et les actrices donnent l’exemple et donnent le ton des nouvelles tendances. Mais l’utilisation des rajouts ne se fait pas sans risque, car l’on observe qu’une grande majorité de femmes souffrent d’alopécie sévère du fait de l’utilisation de rajouts à outrance. En effet, la traction opérée par ces mèches, leur poids quelquefois excessif associés au manque de formation de la coiffeuse en la matière peuvent causer des dégâts irréversibles.
L’hydratation est un élément à ne pas négliger pendant la période durant laquelle on porte des tresses, avec ou sans rajouts. Une hydratation régulière reste de rigueur, à savoir au minimum 3 fois par semaine.
Les tresses sont également considérées comme une coiffure protectrice, à cause de la faible manipulation des cheveux pendant qu’on les porte. Elles protègent les cheveux des éventuels nœuds et de la casse.
Elles peuvent être conservées 15 jours maximum, avec un shampoing après une semaine. On ne le répètera jamais assez : des cheveux sains poussent sur un cuir chevelu sain ! Si les pores du cuir chevelu restent bouchés à cause de la transpiration due à la chaleur de nos pays tropicaux ou de l’accumulation de produits (huiles, crèmes…).
Il est conseillé de ne pas faire de tresses avec rajouts plus de 4 fois dans l’année.
En ce qui concerne les petites filles, il faut éviter autant que possible de leur mettre des rajouts. Les tresses rastas sont à proscrire, et au cas où elles portent des rajouts, il faut en mettre juste sur les bout des tresses. Beaucoup de petites filles aujourd’hui ont des alopécies de traction, ce qui est complètement absurde, vu le nombre infini de coiffures pour enfants sans mèches disponibles.

En conclusion, il est préférable de miser sur la santé du cheveu avant toute autre considération d’ordre purement esthétique.